Le voyage qui a tout changé : notre première expérience hors d'Europe à 4!
Le Canada, c’est ce pays immense d’Amérique du Nord, qui promet une vie sauvage et une nature exceptionnellement riche. Amoureux des grands espaces, c’était une destination qui nous trottait dans la tête depuis un certain temps. A l’été 2023, une opportunité s’est présentée et nous avons décidé de nous lancer. Très honnêtement, initialement, les chiens ne faisaient pas partie de l’aventure. Nous avions un choix difficile à faire : partir max deux semaines parce que nous ne voulons pas les laisser plus longtemps en chenil ; ou partir plus longtemps avec eux. A ce moment nous pensions que les emmener allaient être extrêmement coûteux et difficile.
Notre décision s’est faite suivant deux critères : nous nous savions malheureux d’avance d’être sans eux, pour les randonnées, pour la plage, pour les forêts… Deuxièmement, à temps de vacances équivalent, le chenil nous aurait coûté presque plus cher que de les avoir avec nous!
Après moulte lectures sur les conditions pour les emmener, les risques du vol et la fiabilité des compagnies, il s’est révélé qu’il existe des compagnies vraiment fiables. Bien sûr, le risque zéro n’existe pas, de la même manière qu’un accident de voiture peut arriver. Cependant, la grande majorité du temps, tout se passe bien. Alors nous avons mesuré et pris le risque.
Ce voyage-là, ça a été comme pousser une porte et découvrir l’étendue des horizons cachés derrière nos propres préjugés.
Dans cette première partie de l’article, nous détaillons les préparatifs, et comment s’est passé le départ.
La deuxième partie est consacrée à notre parcours là-bas et le retour!
La préparation du voyage
Préparer un périple avec ses chiens sans expérience n’a pas été un chemin linéaire. Il nous manquait pas mal d’infos sur le voyage avec des chiens en avion notamment. (C’est pour ça qu’on vous a préparé un article sur le sujet : Nos 8 étapes pour prendre l’avion avec ses chiens). Il nous aura fallu pas mal de recherches et de lectures pour regrouper ce qu’il nous fallait savoir sur les chiens dans l’avion, les chiens au Canada, le budget, les visites possibles, les logements etc. Tout ça dans l’objectif de créer notre parcours, parce que notre envie c’était de bouger et visiter un peu l’immensité de l’ouest canadien.
Sans surprise, notre parcours a été un compromis entre ce qu’on voulait faire, ce qu’on pouvait faire avec les toutous, ce qui était possible et/ou plus facile et/ou plus économique en termes de transport.
Suivez ce lien pour trouver toutes nos astuces pour créer votre propre parcours!
L’arbitrage entre nos différentes contraintes à déboucher sur une boucle au départ de Calgary en Alberta. Une boucle c’est le meilleur moyen de voir plein de choses et de ne pas avoir à payer des frais “one way” pour une location de voiture (le fait de la déposer ailleurs que là ou on l’a prise)
Pourquoi Calgary? Parce que c’est là-bas qu’arrivent les vols directs depuis Francfort par Air Canada, la compagnie que nous avions choisie. Pourquoi depuis Francfort? Parce qu’il y a un service de garde de voiture très pratique et pas très onéreux (bien moins cher que les parkings de l’aéroport de Paris) et que c’était à peine plus loin en voiture. De plus, les vols entre Francfort et Calgary étaient plus économiques que ceux depuis Paris et vers Vancouver.
Une fois repérés les points d’intérets, nous avons construit notre parcours, fait un planning assez précis parce que les campgrounds (camping/bivouac avec plus ou moins d’accès et de services) sont souvent pris d’assaut et il est donc nécessaire d’être réactifs quand les réservations ouvrent (et donc connaître les dates d’ouverture, en faisant attention au décalage horaire!)
La suite a été assez facile : tout réserver, tout noter au fur et à mesure sur notre planning pour ne pas être trop perdu, et enfin peaufiner les détails.
L’anecdote des billets d’avion : nous avons réservé les billets le jour d’un départ pour un weekend de 4 jours en Italie. Sur la route, en tant que passagère, j’essayais de rajouter les chiens sur nos billets via le site internet… je n’ai jamais réussi! On a donc voulu appeler. Sauf que nos forfaits français, qui fonctionnent en Italie pour appeler la France, ne permettaient pas les appels internationaux depuis l’Italie! Pas très pratique pour appeler Air Canada! Nous avons donc fait appel à un ami, de la famille en réalité, qui a dû gérer ça pour nous, depuis la France, entre deux téléphones! C’est comme ça que nous avons appris que l’avion que nous allions prendre n’acceptait qu’un seul chien en soute et qu’il fallait donc que l’on voyage à 24h d’écart. Oui, il a aussi dû modifier un de nos deux vols, enregistrer le chien dessus etc… j’imagine qu’on a dû lui ramener une bouteille de vin italien en signe de notre reconnaissance éternelle!
Le Départ
Cette petite histoire vaut le détour parce que finalement on ne s’était pas facilité la vie. Du tout. Nous allions donc voler à 24h d’écart, chacun avec un chien. Premier départ le lundi vers 10h depuis Francfort. Deuxième départ le mardi au même horaire.
Le week-end précédent nous étions de mariage, autant dire que nous n’avions pas beaucoup dormi. Le dimanche, après un super brunch avec les copains, nous voilà en route pour récupérer nos affaires (faites au préalable), récupérer nos chiens et leurs cages, charger la voiture et dormir quelques heures. Nous avons pris la route dans la soirée direction l’Allemagne en traversant une petite partie de la Suisse. Le trajet dure environ 6h, et nous voulions être bien en avance pour avoir le temps de promener les toutous.
Ce que nous n’avions pas anticipé :
Les stations services fermées la nuit en Suisse et en Allemagne… Le seul distributeur automatique de café a accepté de prendre nos sous… mais ne nous a jamais rien donné en échange! Dégoutés! Autant dire que sans caféine, avec la fatigue accumulée, nous avons dû souvent changer de conducteur et faire pas mal de petites pauses! Ceci dit, nous sommes arrivés à Francfort en toute sécurité et dans les temps.
Apprentissage : toujours avoir son thermos et des madeleines sur soi!
Deuxième épine dans le pied :
Nos chiens sont grands et gigotent beaucoup. Quand il a fallu les mesurer pour acheter les cages, nous n’avions pas été très rigoureux. Et puisque Air Canada accepte les cages jusqu’à une taille (et poids) donnée(s), nous avions pris la taille maximum en sachant que c’était peut être un poil limite par rapport aux recommandations IATA. Pour le poids et malgré une tentative de leur faire perdre un peu de masse, nous savions pertinemment que nous serions quelques kilos au-dessus de la limite.
Nous avions donc anticipé un plan B si jamais la compagnie refusait d’embarquer : nos mamans étaient ready à voler à notre secours à tout moment et à venir chercher les toutous, puis organiser une garde partagée entre elles. Franchement c’était un plan de dernier recours qui ne nous enchantait pas mais qui nous rassurait bien quand même.
Finalement, tout s’est bien passé, ils ont accepté le chien, la cage, le poids etc! OUF!
Apprentissage : se rajouter cette dose de stress avant le départ, ce n’est pas franchement une bonne idée!
L’anecdote 3 :
Arrivée la première, j’ai été accueillie par une petite pluie à Calgary, accompagnée de Skoll. En arrivant à la voiture de location (faite à un particulier) avec Skoll, sa cage et les bagages, je vois un énorme pick-up, deux fois plus long que ma voiture et une fois et demi plus large. Gloups! Je range les affaires, installe Skoll, démarre… Et ne trouve pas le levier de la boite auto… Il y avait bien un levier, celui du mode 4×4… mais impossible de mettre la marche arrière! J’ai dû appeler Benji, qui était encore à Francfort en attendant son vol du lendemain, pour apprendre que le levier se trouvait au niveau du volant…
Apprentissage n°3 : se renseigner avant sur le véhicule, c’est bien aussi.
La dernière péripétie :
Le lendemain en faisant les courses, je me suis retrouvé consécutivement dans un magasin d’armes à feux ; perdu dans un mall de la taille d’une petite ville, fait les courses dans un supermarché de nourriture asiatique dans lequel j’ai trouvé de la soupe en boîte… qui était en fait du bouillon!
Le lendemain, Benji est arrivé sans encombre avec Roskva et nous sommes partis directement vers notre premier campground où on a pu « déguster » un bouillon bizarre au coin du feu, on aura bien rigolé!
Bilan de ce début d’aventure :
Emmener nos chiens au Canada n’aura pas été si difficile, même si nous aurions pu nous rendre le trajet un poil plus simple. Nous sommes ravis d’y être et prêts pour le suite de l’aventure!
La suite de ce récit : L’Ouest Canadien, 2023 – Partie 2 : Le Parcours et le retour



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